La grande majorité des espèces pollinisatrices sont sauvages, comprenant plus de 20 000 espèces d’abeilles, certaines espèces de mouches, papillons, mites, guêpes, scarabées, thrips, oiseaux, chauves-souris et autres vertébrés. Les deux intervenants David Genoud, expert indépendant, et Bernard Vaissière, chargé de recherche à l’Inra d’Avignon, ont présenté tout d’abord des généralités et particularités entomologiques relatives aux insectes pollinisateurs et à leur diversité. Parmi les différents taxons, les hyménoptères apiformes, particulièrement les abeilles sauvages, sont des pollinisateurs de première importance. La contribution écologique et économique apportée par les pollinisateurs est indispensable à la nature et à l’Homme. La pollinisation animale (par les espèces sauvages mais aussi domestiques) joue un rôle vital en tant que service écosystémique de régulation dans la nature, sous-tendant la production alimentaire. Dans le monde, plus de 80 % des plantes à fleurs sauvages et cultivées dépendent, au moins en partie, du transfert de pollen par les animaux. Aussi, selon l’étude « Le service de pollinisation » menée par l’EFESE en novembre 2016, la production alimentaire française issue des actions des ces pollinisateurs représente une valeur marchande annuelle comprise entre 2,3 et 5,3 milliards d’euros, soit 5 à 12% de la valeur totale des productions.