Dans son résumé à l’intention des décideurs sur les pollinisateurs, la pollinisation et la production alimentaire, l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) fournit des orientations afin d’atténuer les pressions subies par les pollinisateurs et promouvoir des activités qui leur sont favorables. Cette évaluation rapide mettant l’accent sur la pollinisation comme service écosystémique pour la production alimentaire, les mesures proposées concernent en grande partie les pratiques agricoles.
Cependant, les pollinisateurs, sauvages et domestiques, jouent un rôle encore plus utile et important lorsque l’on considère l’ensemble des écosystèmes et des services qui en découlent. Les pollinisateurs sauvages notamment contribuent directement au fonctionnement et à l’évolution des écosystèmes. Ainsi, comme le rappelle le premier message clé de l’IPBES, près de 90% des plantes sauvages à fleur à l’échelle mondiale dépendent, du moins en partie, du transfert de pollen par les animaux. Ces plantes fournissent de la nourriture, forment des habitats et apportent d’autres ressources à de nombreuses autres espèces. La FRB a sollicité les membres de son Conseil d’orientation stratégique (COS), composé d’acteurs socio-économiques, pour identifier des initiatives qu’ils portent ou mettent en oeuvre en France et qui favorisent les pollinisateurs et réduisent les pressions auxquelles ils sont exposés. Le texte ci-dessous présente ces initiatives sans chercher pour autant à être un rendu exhaustif des initiatives ou des positions de chaque acteur du COS ni de l’ensemble des acteurs français concernés par la question des pollinisateurs.