Pourquoi ces recommandations ? L’épanouissement des populations de pollinisateurs sauvages constitue une condition essentielle pour la création d’espaces verts et d’écosystèmes urbains sains et résilients. Ils assurent des services de pollinisation vitaux. Au total, 75 % des principales cultures vivrières du monde et 85 % des plantes sauvages dépendent des insectes pollinisateurs. Outre les avantages que les pollinisateurs représentent pour l’agriculture et l’environnement, de nombreux secteurs de la société bénéficient également de leurs services, de façon directe ou indirecte, notamment le domaine de la santé et l’industrie. Ils contribuent à la stabilité des services de pollinisation au fil du temps et assurent la diversité végétale. Toutefois, de nombreuses études scientifiques indiquent que les populations de pollinisateurs sauvages (abeilles, syrphes, mites, papillons et coléoptères) connaissent un déclin significatif dans toute l’Europe depuis quelques décennies. Or, ces tendances impliquent un besoin urgent d’action en matière de conservation.
Ces recommandations viennent soutenir l’Initiative européenne sur les pollinisateurs1, la toute première action européenne conjointe sur les pollinisateurs, adoptée par la Commission en 2018. Cette Initiative définit des objectifs stratégiques et un ensemble d’actions que l’Union européenne et ses États membres doivent entreprendre afin de faire face au déclin des pollinisateurs au sein de l’UE, ainsi que contribuer aux efforts de conservation à l’échelle mondiale. Ces recommandations contribuent à l’Action 6, qui vise à améliorer les habitats de pollinisateurs dans les zones urbaines et le paysage global.