Si l’abeille domestique est bien une composante de la biodiversité, il serait néanmoins erroné d’en faire un emblème pour alerter sur l’érosion du vivant et notamment des pollinisateurs. Papillons, mouches, scarabées et abeilles solitaires sont autant d’insectes méconnus qui contribuent dans l’ombre à la pollinisation. En comparaison aux 950 espèces d’abeilles sauvages également présentes en France métropolitaine, l’abeille domestique ne représente donc qu’une infime fraction de cette biodiversité indispensable à la reproduction des plantes et à notre alimentation. Plus encore, là où elle est artificiellement installée, cette dernière peut rentrer en compétition avec les espèces sauvages.
Cette vidéo est issue d'un cycle de webinaire "Les fausses bonnes idées" proposé par l'ARB IDF et l'Institut Paris Région.