Favoriser la biodiversité, c’est aussi “laisser faire” et parfois ne rien faire du tout. Rapidement, la nature reprend possession des lieux, les colonise et la diversité du vivant s’exprime alors d’elle-même. Il faut alors savoir lâcher prise et accepter, localement, de baisser le niveau de contrôle sur un espace. Le paysagiste Gilles Clément a, de longue date, expérimenté et théorisé ce travail à travers les notions de “jardin en mouvement” et de “tiers-paysage”. Cependant, on constate encore de fortes réticences face à cette démarche, tant de la part des gestionnaires des espaces naturels que des paysagistes ou encore des jardiniers. Pourtant, expérimenter des zones en développement libre avec des périodes d’entretien extrêmement lâches peut représenter un véritable atout pour la biodiversité.