Les dépendances vertes des infrastructures routières peuvent répondre à de multiples enjeux : de sécurité, environnementaux, de paysage ou encore, liés aux techniques routières. Pour mieux répondre à ces enjeux, les gestionnaires doivent prendre en compte les spécificités des infrastructures routières liées. Cette gestion adaptée aux caractéristiques, au potentiel d’évolution et aux fonctions des dépendances vertes, est appelée « gestion différenciée ». D’après une analyse bibliographique menée dans le cadre de ce rapport, les principales modalités qu’il est possible de mettre en œuvre dans le cadre de la gestion différenciée sont : le fauchage raisonné, l’utilisation limitée de produits phytosanitaires, la gestion des déchets abandonnés au bord des routes, la promotion de la biodiversité. Ces modalités répondent à différents enjeux réglementaires et s’inscrivent dans le cadre du développement durable. Des entretiens menés auprès de différents gestionnaires du Nord-Pas-de-Calais montrent que les principales actions de gestion différenciée mises en œuvre sont le fauchage raisonné, l’utilisation limitée de produits phytosanitaires, la formation des agents à ce mode de gestion, ainsi que la gestion du patrimoine arboré. Ces gestionnaires sont confrontés à différentes difficultés. Parmi celles-ci, la prise en compte du paysage et le suivi de la gestion différenciée sont aujourd’hui peu traités par la littérature récente : elles constituent des pistes de réflexion à approfondir.