De la planification territoriale à la gestion quotidienne des espaces, en passant par la stratégie foncière et l'éclairage public, les collectivités locales disposent de nombreux moyens d’agir en faveur des insectes pollinisateurs.
Les collectivités peuvent intervenir à différentes échelles en faveur des insectes pollinisateurs : aménagement du territoire, gestion des espaces publics et mobilisation des acteurs locaux, des élus aux citoyens.
Ces leviers permettent d'agir simultanément sur les habitats, les ressources alimentaires et les continuités écologiques dont dépendent les pollinisateurs.
La planification territoriale traduit une vision stratégique de l’aménagement d’un territoire. Elle repose sur des documents d’urbanisme et des outils réglementaires. Plusieurs documents permettent d'intégrer des enjeux écologiques et de donner des orientations à différentes échelles :
schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET)
Consulter des ressources dédiées aux collectivités
Les insectes pollinisateurs ne sont pas uniquement actifs le jour. La pollution lumineuse constitue une menace importante sur les espèces nocturnes : elle peut désorienter les insectes, les rendre plus vulnérables aux prédateurs et perturber leur alimentation comme leur reproduction.
Plusieurs actions sont envisageables pour les collectivités :
Ces mesures présentent également un intérêt économique : l'éclairage public représentait 41 % du budget électricité des communes en 2017, soit 800 millions d'euros, hors maintenance et investissements.
Le foncier est une ressource limitée et précieuse, pour le développement du territoire comme pour la préservation des pollinisateurs. C’est pourquoi il est essentiel de définir une stratégie au service de la sobriété foncière et qui intègre les enjeux de biodiversité.
Un levier fort de la stratégie foncière consiste à protéger les espaces naturels ou d’intérêt pour la biodiversité (maillage bocager, zones humides, trames vertes et bleues...) et contribuer à la renaturation des espaces urbanisés.
L'action foncière ne se limite pas à la protection et à l'acquisition de terrains : d'autres outils existent, comme les conventions d'occupation, les baux ou locations et les partenariats avec des gestionnaires ou exploitants.
Cet article est issu du MOOC Pollinisateurs. Découvrez la vidéo associée.
La gestion différenciée constitue un levier opérationnel majeur. Elle permet d'adapter l'entretien de chaque espace en fonction de ses usages et de ses enjeux écologiques, avec plusieurs bénéfices à la clé : amélioration du cadre de vie, optimisation du travail des agents techniques et développement de la biodiversité.
Parmi les pratiques favorables aux pollinisateurs :
déconnecter des réseaux et rediriger les eaux pluviales vers les espaces végétalisés
Crédit : Rémi Chabert_CC BY NC SA 4.0
Dans les espaces naturels, la mise en place de plans de gestion permet de définir une vision à long terme et de planifier les actions à court et moyen terme. Ces démarches permettent d'assurer la cohérence des interventions, de maintenir la diversité florale et de préserver des zones en libre évolution, particulièrement favorables aux pollinisateurs.
Les retours d'expérience des collectivités sont une ressource précieuse pour les autres acteurs du territoire. Gestion différenciée, trame noire, renaturation, stratégie foncière : chaque initiative, même modeste, peut inspirer d'autres démarches.
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